© 2019 par Blisstenings. 

Series #03 • Dip in the Deep

Deep house & jazzy tracks for a home clubbing momentum alongside Chaos in the CBD and Albrecht La'Brooy from Austral hemisphere, underrated Epicentro do Bloquinho from Brazil, Kimosabe not from Japan ; Frank & Tony, Tom VR, Ercos Blanka, Buddy Love... from the soulful nation. 

Un collage de pulsations envoûtantes avec Frank & Tony et Francis Harris ; des syncopes jazz et des grooves soyeux pour vibrer avec Joe Armon-Jones, Chaos in the CBD ;  l'ambient-house baléarique du duo Albrecht La'Brooy... et d'autres tracks méconnus, qui se sont faufilés comme des poissons dans ce mix.

Tracklist :

00:00 - Frank & Tony : Companion with DJ Sprinkles (You)

Epitomé d'une deep house réduite à l'essentiel avec cette version de DJ Sprinkles, qui imprime sa patte : une basse profonde et grave sur un rythme ralenti, une mélodie accrocheuse, laissant flotter au loin sa signature de vocaux soulful. 

05:20 - Francis Harris : St Catherine and the Calm extrait (Trivial Occupations)

Francis Harris ouvre son univers musical, l'enrichit de cordes et cuivres acoustiques. Il offre un écrin à la voix de Geneviève Marentette dans le très beau Dalloway aux sonorités africaines. Le clou de l'album étant ce titre de près de 12mn, tissé de mélodies arpégiées, qui n'en finit pas d'évoluer pour notre plus grand bonheur. 

16:20 - Albrecht La'Brooy : Pavilion (Edgewater Towers)

Ce duo de Melbourne a déjà plusieurs maxis à son actif, sur son propre label : Analogue Attic. Pavilion accroche très vite, dans un style spacieux et élégant, émaillé de found sounds, nappes ambient, où se détache une mélodie de piano, simple et exquise.

22:30 - Epicentro do Bloquinho : Henrique Leo (Hegelianos de Direita)

A l'origine de ce bel album de deep house et d'electronique brésilienne, sorti en 2014, un duo de Rio de Janeiro, composé notamment de Lucas de Paiva (alias Pessoas Que Eu Conheço) et de Gabriel Guerra (alias Guerrinha et Repetentes), DJ et animateurs du label 40% Foda/Maneirissimo. On n'en sait pas beaucoup plus, et ils ont disparu des radars, ce qui est fort dommage. 

26:50 - Joe Armon-Jones & Maxwell Owin : Mind's Eye (Idiom)

Après plusieurs collaborations sous pseudos dans la riche scène jazz londonienne, Joe Armon-Jones et Maxwell Owin créent avec Nubya Garcia, Oscar Jerome et Jake Lang un langage spécifique (le sens du mot idiome), à l'équilibre entre jazz, house et broken beat. Petite préférence pour Mind's Eye, qui démarre en douceur,  prend son rythme de croisière à 1mn pile et s'arrête trop tôt : on attend un remix ! 

30:15 - Chaos in the CBD : Accidental Meetings (Accidental Meetings)

Ces deux frères semblent n'avoir pas plus de 50 ans en âge cumulé, et déjà un très beau pedigree musical ; un art du sample parfait, des incursions deep et future jazz très séduisantes ; comme sur ce morceau, avec un sample de la langoureuse Jaye P. Morgan dans Its Been So Long.

36:15 - Ercos Blanka : Old Trick (Classic Trick)

Un drone invasif et une mélodie entêtante pour commencer, puis Ercos Blanka met en place une cavalcade de rythmes agrémentée de sons scintillants et de jets de vapeur en relief. Tout le disque est à l'avenant, construit en couches subtiles, et parfois plus rugueuses. 

43:25 - Tom VR : Tanz (Films)

Le bien nommé album de Thomas Nicol (VR étant le sigle de son label Valby Rotary) alterne des intermèdes cinématiques avec des compositions électroniques aux percussions marquées, comme ce Tanz, sous-tendu par de beaux ornements de synthés et d'échos.

50:10 - Kimosabe : Mourning at the Inn  (Feelings For Ur Own Revolution)

On continue avec ce track efficace de Kimosabe, duo français composé de Folamour, producteur, musicien et patron de label, et Marc Bianco, producteur et pianiste de jazz, accompagnés ici par la voix d'Ethyène. Ce premier album sorti en 2018 est passé inaperçu dans les médias musicaux français et c'est regrettable, car tous les titres créent de belles ambiances entre house et jazz.

54:40 - Buddy Love : Sorry That I'm Drifting Extrait (Coastal Cast)

Ce debut album de Buddy Love reste assez influencé par l'immense Mr. Fingers, et on a un peu l'impression d'entendre ce dernier dans les vocaux de certains morceaux, notamment sur Sorry That I'm Drifting, mais pourquoi bouder son plaisir old school ? D'ailleurs Buddy Love sait aussi tapisser sa house de sons des îles propices au rêve, et on ne doute pas qu'il est en train de construire son propre style.